L’enseignement de toute discipline nécessite une pratique personnelle (savoir), l’acquisition de méthodologies (savoir-faire) ainsi qu’un certain savoir-être. Enseigner une matière, c’est se donner, c’est se transmettre soi. Lorsque nous débutons la pratique du taijiquan, nous ré apprenons à nous tenir debout puis ensuite à marcher. Ce même apprenti(s)sage se réalise ensuite au niveau intérieur : redevenir humain (trait d’union entre la Terre et le Ciel) et se mettre en marche de façon consciente et autonome vers son être intérieur. Le mot dao/tao résume bien cette quête : chemin, cheminement, méthode pour cheminer, éthique, mise en relation du Ciel et de la Terre, pouvoir mystérieux détenu par le magicien et le roi, voie, Principe primordial, Cause des causes.
On ne peut emmener les autres que jusqu’où on est soi-même allé. Emmener d’autres sur un chemin que l’on a parcouru soi-même plusieurs fois permet de le découvrir à un tout autre niveau. On peut guider, accompagner, on ne peut pas marcher à la place des autres. Le chemin n’est pas déterminé, il se trace en avançant, il est différent pour chacun. Lorsque le cheminement devient marche vers soi-même, le chemin se transforme en voie.
Le taijiquan ne s’enseigne pas, il se transmet, c’est pourquoi les maîtres traditionnels ont toujours privilégié les qualités de cœur aux qualités physiques.
L’Ecole de taijiquan Eric Caulier forme des formateurs en taijiquan depuis 20 ans. Elle participe ainsi à l’une des plus belles aventures humaines qui soit.
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