La pensée chinoise, s’inscrit dans le réel plutôt que de s’y superposer. Elle privilégie l’implication à l’explication. Elle ne se soucie ni de constructions conceptuelles, ni de vérité absolue et éternelle. Les idéogrammes sont des figures parlant à l’imaginaire. La mise en relation et le mouvement caractérisent cette pensée synthétique, dynamique et fluide.
La boxe chinoise (taijiquan) et le jeu de go établissent une harmonie avec l’adversaire au lieu de l’affronter d’emblée comme c’est le cas dans la boxe européenne ou dans le jeu d’échecs. « Etre en harmonie avec son adversaire » constitue une bien étrange façon d’envisager le rapport antagoniste !
L’absence de dogmatisme ainsi qu’une forte composante cosmologique caractérise le taoïsme. En effet, tout au long de son histoire, il n’a cessé de se transformer en accueillant divers courants nouveaux et extérieurs. Sans perdre sa spécificité, il a su continuellement se régénérer.
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