Taijiquan (ou Tai chi chuan) est généralement traduit par « Boxe du poing ultime » ou « Boxe du faîte suprême ». Le taiji résulte de l’union incessante des souffles yin et yang qui s’opposent et se complètent aussi bien dans le corps humain que dans le reste de l’univers. Le taijiquan appartient au courant interne (nei jia) des arts martiaux chinois (wu shu). Ces arts, dans la Chine traditionnelle, étaient considérés comme la voie royale pour acquérir une meilleure connaissance et maîtrise de soi (gong fu). Héritage du vieux fonds chinois (chamanisme, alchimie), expression de la sagesse taoïste, les arts internes donnent les moyens de dialoguer avec les forces de la nature et de se transformer intérieurement. La légende situe la création du taijiquan à la fin de la dynastie des Song (960-1279). Les sources historiques les plus anciennes remontent à la fin de la dynastie des Ming (1368-1644).
Parmi les arts internes nous trouvons :
- le taijiquan/boxe du faîte suprême
- le xingyiquan/boxe du corps et de l’esprit
- le baguazhang/paume des 8 trigrammes
- le qi gong/travail du souffle
- le nei gong/travail intérieur
Le taijiquan est un art interne traditionnel d’origine taoïste. Sa pratique et son enseignement
impliquent par conséquent les notions de création (art), de transmission (tradition), d’ésotérisme (interne), de magie et de mystique (taoïste).
La « danse taiji » reproduit, mime, symbolise le combat/communion des forces primordiales.
Depuis quelques décennies les arts internes connaissent un succès grandissant en dehors de la Chine. Ils répondent à un besoin de ressourcement et de ré enchantement du monde.
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